Essais de piquages

 

Les premiers timbres émis à partir de 1849 étaient non dentelés et ils devaient être séparés avec des ciseaux. Ils étaient ainsi facilement endommagés mais surtout le postier perdait beaucoup de temps à  les séparer. Très tôt on pensa piquer les marges entres les timbres de petits trous afin d'en faciliter la séparation. Même si le premier timbre dentelé n'apparaît en France qu'en 1862, de nombreux essais isolés furent réalisés par des entreprises privés à partir de 1861. Certains de ces essais sont très rares aujourd'hui. En général les timbres ainsi dentelés sont recherchés sur lettre.

On distingue deux procédés différents :

Par découpure sans enlèvement de papier (perçage en ligne et timbres prédécoupés)

Par perforation avec enlèvement de papier

 

En général on a attribué à chaque essai le nom de la ville dans laquelle il a eut lieu.

Les essais connus dans l’Yonne sont les suivants :

Piquage de Chéroy :  2 types existent, petite et grande dentelure. Ce piquage est très rare.

Piquage d’Avallon

Quelques exemples :

Piquage de Chéroy
Lettre du 21 janvier 1862 à destination de Nemours
Oblitération P.C. 843 sur paire du 10c Empire et cachet à date type 15 de Chéroy

Cheroy08

 

Piquage de Chéroy
Lettre du 19 février 1862 à destination de Tonnerre
Oblitération P.C. 843 sur 20c Empire et cachet à date type 15 de Chéroy

CheroyPiquage

 

Détail du piquage ci-dessus :

CheroyPiquage2

 

Un piquage est connu concernant l'émission de Bordeaux ; celui de la Banque Ablon à Joigny 

Perçage de la Banque Ablon
Lettre du 16 mars 1871 de Joigny pour Auxerre - Tarif à 40c
Emissions du 20c Bordeau (x2)
Joigny30
Détail du piquage ci-dessus :

Joigny30bis